Dans le PHILAO n°58 à la page 5, il est fait référence à l'article qui suit. Cet article remarquable fut écrit par Marc VAN UFFELEN en décembre 1979 dans le numéro double 25/26 de Philao et se devait d' être mis sur notre site.

 

Les Armoiries du Royaume du LAOS
et leur présence dans la philatélie lao.

 

par Marc VAN UFFELEN

 

Le 27 août 1946 Sa Majesté SISAVANG VONG, Roi de Louang Phrabang, signe avec la France un modus vivendi qui consacre l'unification du Laos. Près de trente ans plus tard le 2 décembre 1975 voit l'abdication de son fils, le Roi SRI SAVANG VATTHANA, et la proclamation de la République Démocratique Populaire Lao (1).
Quelles furent, durant la période qui s'étend entre ces deux dates, les armoiries du Royaume du Laos et quelle place celles-ci occupent-elles dans la philatélie lao ? C'est à cette double question que nous voulons tenter de donner une réponse.

Quiconque aborde le sujet des armoiries du Laos se doit de faire une distinction entre les armes royales et les armes d'Etat du Royaume. Nous parlerons d'abord des premières, pour passer ensuite à la description des secondes. Cela nous permettra d'établir plus facilement le lien qui existe entre celles-ci et la philatélie lao.
Le motif central des anciennes armes royales du Laos est 1'Erawan, ou l'éléphant tricéphale, monture du dieu Phra Indra (2), dieu que la mythologie lao décrit comme étant à la fois tout puissant et miséricordieux (3). L'Erawan est encadré de deux parasols blancs étages, qui symbolisent la monarchie. (4)




Les armes royales de l'ancien Royaume du Laos - Réunifié le 27 août 1946, doté d'une constitution le 11 mai 1947, le Laos forma une monarchie parlementaire jusqu'en 1975.


II semble aller de soi qu'il existe un lien étroit entre cet ensemble de motifs et l'ancien nom du Laos, qui, du XlVe au XVIIIe siècle, s'appelait le Muong Lan Xang Hom Khao, c'est-à-dire le pays du Million d'Eléphants et du Parasol Blanc, mais comme nous l'exposerons plus loin, il est assez difficile de préciser la nature exacte de ce lien, qui se présente sous plusieurs aspects à la fois.
Aux éléments principaux, que nous venons de nommer, s'en ajoutent d'autres qui ont tous une signification bien précise. L'Erawan se dresse sur une plateforme à plusieurs marches, qui font allusion aux cinq préceptes moraux du bouddhisme. Ces cinq préceptes s'énoncent ainsi :

  • ne point tuer de créatures,
  • ne point voler,
  • ne point commettre d'adultère,
  • ne point mentir,
  • ne point consommer de boissons enivrantes .


Une autre allusion au bouddhisme, qui fut pendant des siècles le ferment de la culture lao, est le vase en or qui surmonte 1'Erawan et qu'entouré un faisceau de rayons : ils sont les symboles de l'Illumination spirituelle, qui est le but poursuivi par la mise en pratique de l'enseignement bouddhique.
Quant à la vaisselle d'or, qui repose de part et d'autre de 1'Erawan sur la plateforme elle représente la prospérité du Royaume.
Blancs ou or, tous les symboles précédemment cités se détachent sur un fond rouge, couleur du soleil levant et que l'on retrouve, pour cette raison, dans les armoiries et sur les drapeaux de nombreux pays de 1'Extrême-Orient (5). Telles se présentent les armes royales de l'ancien Royaume du Laos. Quant aux armes d'Etat? elles étaient beaucoup plus souvent employées et c'étaient d'ailleurs elles qui décoraient le drapeau national du Royaume.(6)

 

 

L'ancien drapeau national du Laos, tel qu'il fut adopté le 11 mai 1947: II demeura en usage jusqu'en décembre 1975.En son centre : les armes d'Etat du Royaume. Le champ du drapeau était de couleur rouge.


La description en est simple : blanc sur fond rouge, l'Erawan se dresse sur un escalier à cinq marches, évoquant les cinq préceptes du bouddhisme, et est surmonté d'un parasol à neuf étages, symbole de la royauté . En langage héraldique, l'écu des armes d'Etat du Royaume lao se lirait ainsi : de gueules (7) à l'Erawan d'argent monté sur un escalier à cinq marches et sommé d'un parasol à neuf étages du même.
Comme nous l'avons déjà indiqué, l'éléphant tricéphale Erawan est la monture du dieu Phra Indra, mais on peut en même temps y voir la traduction iconographique de l'ancien nom du Laos, l'idée du "Million d'éléphants" (Lan Xang) étant matérialisée schématiquement par trois d'entre eux. Le dessin illustre alors de manière frappante le fait que le Laos est par excellence le pays de l'éléphant. L'une interprétation n'exclut pas l'autre et il est d'ailleurs probable qu'elles soient liées. Le symbolisme de l'Erawan peut donc, à notre avis, être considéré comme étant de nature polyvalente.
Cela est encore plus vrai si l'on tient compte des autres significations que l'on a voulu lui donner. En effet, d'aucune ont vu dans l'emblème de l'éléphant tricéphale une allusion à la scission que le Laos a connue dans les premières années du dix-huitième siècle. Au Lan Xang Hom Khao succédèrent alors trois royaumes distincts, à savoir ceux de Louang Phrabang, de Vientiane et de Champassak (8). Une autre interprétation encore veut que l'éléphant ait en fait quatre têtes, dont on ne voit forcément que trois sur le dessin des armoiries : ces quatre têtes représenteraient les quatre points cardinaux, attestant ainsi la toute-puissance royale .
( Nous nous garderons bien de vouloir trancher cette question. Nous désirons cependant attirer l'attention sur le fait que l'Erawan, en sa qualité de monture du dieu Phra Indra, faisait partie de l'iconographie laotienne bien avant que les vicissitudes de l'histoire viennent entamer l'unité du pays lao.

On a également cherché à établir un lien entre l'éléphant tricéphale et le roi Khoun Boroirr, l'ancêtre légendaire des Laotiens. Celui-ci est en effet réputé être descendu du Ciel (9) muni de tous les insignes royaux (10) et "monté sur un éléphant blanc, aux paupières et aux lèvres noires du plus pur dessin, aux défenses recourbées, transparentes et croisées" (11).

Les hypothèses tendant à déterminer les origines et à définir la signification des armoiries de l'ancien Royaume du Laos ne manquent donc pas. Il est cependant difficile d'évaluer à leur exacte valeur le poids des arguments avancés pour défendre chacune d'elles. Aussi, nous nous refusons à nous engager sur ce terrain. Nous avons uniquement voulu décrire les armoiries du Royaume et esquisser la très complexe richesse des symboles dont elles étaient faites, symboles dont les racines remontent probablement aux origines les plus lointaines du peuple lao.

Si nous tournons maintenant nos regards vers la philatélie, nous constatons que les armoiries du Royaume du Laos se retrouvent sur de nombreux timbres-poste lao. Il s'agit des timbres suivants :
~ n° Postes 54 (Inauguration du Palais de 1'U.N.E.S.C.O. à Paris, valeur à 1 k o Vue générale du Palais)
- n° Postes 55, 56, 57,58 (Patrie, religion, monarchie et Constitution)
- n° Postes 60 (Education et Beaux-Arts, valeur à 2 k : Etudiant)
- n° Postes 69 (Année internationale du réfugié)
- n° Postes 117 et 118 (Timbres de 1959 surchargés)
- n° Postes 119 (6e anniversaire de la protection maternelle et infantile)
- n° Postes 131, 132, 133 (Inauguration du siège de l'Organisation Mondiale de la Santé, à. Genève)
- n° Postes 171, 172, 173 (Année internationale des Droits humains)
- n° Postes 177, 178, 179, 180, 181 (20e anniversaire de l'Organisation Mondiale de la Santé)
- n° Postes 259 et 260 (50e anniversaire d'Interpol)
- n° Postes 275, 276, 277 (1er anniversaire des accords de Paix de Vientiane)
- n° Poste Aérienne 110 (50e anniversaire d'Interpol)

On retrouve, bien entendu, les armoiries du Royaume du Laos sur les feuillets qui reprennent certains des timbres précités ,soit les feuillets n° 34 (6e anniversaire de la protection maternelle et infantile), 35 (Inauguration du siège de l'Organisation Mondiale de la Santé, à Genève), 40 (Année internationale des Droits humains) et 42 (20e anniversaire de l'Organisation Mondiale de la Santé). Les armoiries du Royaume figurent également sur le timbre du feuillet n° 47, timbre qui n'a pas été émis autrement
Avant de quitter le domaine des feuillets, signalons encore que le dessin de l'Erawan figure sur la couverture des carnets en carton rouge, qui renferment les feuillets non dentelés "Monarchie constitutionnelle" et "Races" (BF n° 31 et 32 en version dentelée).
II est à noter que, sur tous les timbres-poste et documents précités, ce sont les armes d'Etat du Royaume du Laos qui ont été utilisées. La seule exception est le timbre n° Poste Aérienne 110, où se trouvent repris certains éléments des armes royales. Il s'agit plus précisément du vase en or et du faisceau de rayons surmontant l'Erawan. Ce motif est toutefois très librement interprété. Les armes royales de l'ancien Royaume ne sont représentées sur aucun timbre lao en tant que telles.
Par contre, il faut ajouter à la liste que nous venons de donner, des timbres où le motif de l'éléphant tricéphale est repris à une échelle parfois minuscule, par exemple dans les entrelacs décoratifs d'un cadre (tels les timbres n° Postes 61, 66, 68 et 83) ou sur des drapeaux (tels le n° Postes 176 et les n° Poste Aérienne 52 et 53 ce qui implique l'adjonction du feuillet n° 41, et 116 ou encore sur le fanion du Lions Club de Vientiane (le n° Poste Aérienne 103, où l'Erawan, presque invisible à l'oeil nu, apparaît cependant deux fois) et au fronton du Palais Royal de Louang Phrabang (le n° Postes 100).
Ainsi, l'Erawan héraldique est présent sur 38 timbres-poste du Royaume du Laos et sur 6 de ses feuillets. Le premier d'entre eux (le timbre n° Postes 54) a été émis en 1958 et les derniers (les timbres n° Postes 275, 276 et 277 et le feuillet n° 47) en 1975 : leur émission couvre donc une période de dix-sept ans.



Quant aux timbres dits "du Haut-Laos" (12), où est aussi inscrite la mention "Royaume du Laos", ils portent tous l'éléphant tricéphale, soit en tant qu'armoiries proprement dites (sur les quatre timbres de la série appelée "Danseuses" ou "Costumes traditionnels"), soit en tant qu'emblème du drapeau national (sur les quatre timbres de la série "Sur la Plaine des Jarres")

(13) Nous serions incomplets si nous ommettions de dire que l'éléphant tricéphale figure également sur les timbres d'Indochine française (14) n° Postes 238 et 241 (au dessus de l'effigie de Sa Majesté le Roi Sisavang Vong) 253, 256 et 260 (aux côtés de l'effigie d'Auguste Pavie) 278, 279 et 280 (sur le drapeau du Royaume de Louang Phrabang, qui est devenu ensuite le drapeau du Royaume du Laos) ainsi que sur plusieurs oblitérations "premier jour" du Laos :
* 28-10-1955 (Ramayana) : oblitération grand format de Vientiane,
oblitération petit format de Vientiane et oblitération petit format de That Luang (15)
* 24-5-56 (2500e anniversaire de la naissance de Bouddha) (16)
* 14-12-56 (1er anniversaire de l'admission aux Nations-Unies (16)
* 23-3-57 (musiciens) (16)
* 16-9-59 (monarchie constitutionnelle) (17)
* 8-2-68 (année internationale des Droits de l'Homme) (18)
* 31-10-71 (20e anniversaire de la philatélie lao) (19)
Parfois, aussi, le graphisme de certains timbres fait une allusion discrète à la signification de l'éléphant en tant qu'emblème séculaire du Laos. Il ne s'agit alors pas des armoiries elles-mêmes, mais de motifs décoratifs qui revêtent la forme de têtes d'éléphant.

Ainsi, le timbre d'Indochine française n° 57, dont le sujet est le portrait d'une femme laotienne, possède un cadre orné, dans les coins supérieurs gauche et droit, de deux têtes d'éléphant stylisées. Notons en passant que ce timbre, qui fut émis en 1907 (20), est le tout premier qui ait été consacré au Laos. Il marque donc l'entrée du pays lao dans la philatélie.


Parmi les timbres du Royaume du Laos, c'est le timbre n° Poste Aérienne 18 qui doit être cité ici. Ce timbre (21), qui fait partie de la série consacrée au Ramayana, nous montre Chao Laksi (Luci) et un compagnon de Hapkhanasouane (Ravana) . Dans le bas du timbre, la légende "Royaume du Laos", en laotien et en français, est inscrite dans un élégant cartouche dont les contours, d'une délicieuse fantaisie, figurent quatre têtes d'éléphant, deux à gauche et deux à droite.


E
nfin, la belle oblitération utilisée lors de la mise en service de la série "Avènement du nouveau Roi" (16-4-1962) a pour sujet principal un éléphant tricéphale (22)

Telle est la place que les armoiries de l'ancien Royaume du Laos occupent dans la philatélie lao. Elle est loin d'être négligeable. Et c'est là chose toute naturelle, si l'on songe que le motif de l'Erawan, dressé sur l'escalier à cinq marches et surmonté du parasol à neuf étages formait l'élément essentiel aussi bien des armoiries que du drapeau du Royaume et que, de plus, il était comme le résumé parfait de l'ancien nom du pays, Lan Xang Hom Khao" le Royaume du Million d'Eléphants et du Parasol Blanc (23 ). Ce Royaume était fort ancien, puisque c'est en 1353 qu'il fut fondé par le prince FA NGUM. Et si celui-ci était alors devenu le premier souverain à régner sur tout le pays lao, il n'en descendait pas moins d'une très antique lignée de princes ayant déjà régné sur Muong Swa, dont la capitale était Ban La Swa, cette ville qui auparavant avait porté les noms de Java et de Xieng Dorig - Xieng Thong (24) et qui finit par s'appeler, à partir de 1563, Louang Phrabang, pour devenir, après la Seconde Guerre Mondiale, la capitale royale (25) du Royaume du Laos reliant ainsi, le XXe siècle à un passé où l'histoire se confond avec la légende.
Mythique et fabuleux, l'éléphant tricéphale Erawan se retrouve en filigrane dans l'une et dans l'autre et il leur sert de trait d'union.


Marc VAN UFFELEN Août 1979


NOTES DE RENVOI


(1) Les armoiries de la République Démocratique Populaire Lao ont été décrites dans PHILAO n° 20, p.308
.

Une première série de timbres-poste leur a été consacrée en 1976 (n° 303-307). Elle fut émise le 2 décembre 1976 et commémorait le premier anniversaire de la proclamation de la République. Une seconde série représentant ces armoiries a été émise le 26 mars 1978. cf. PHILAO n° 23, p. 360 .

Pour plus de détails sur ces
deux émissions cliquez sur ce lien
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(2) Le timbre du Laos n° Poste Aérienne 112 représente
le dieu Phra Indra montant l'éléphant tricéphale Erawan.

 

L'oblitération premier jour du 23-3-1974 reprend ce sujet.

(3) Voir l'émission de 1974 sur le sujet "MYTHOLOGIE" Cf. PHILAO n° 6, p. 90.
(4) On retrouve le parasol étagé, en tant que symbole de la royauté, aussi bien en Thaïlande qu'au Cambodge.
(5) Par exemple :le Cambodge, l'Indonésie, le Japon, la Malaysia, Singapore, les Philippines, la Thaïlande.
(6) Le dessin du drapeau du Royaume du Laos fut adopté le 11 mai 1947. Ses couleurs étaient le rouge et le blanc. Quant à l'étendard du Roi, il était également rouge et portait en son centre les armes royales du Laos, sans autres adjonctions.
(7) En science héraldique, "gueules" est la dénomination de la couleur rouge quant aux termes "d'argent", ils expriment soit la couleur blanche, soit la couleur argent proprement dite : il va de soi que, pour les armoiries de l'ancien Royaume du Laos, c'est le premier cas qui est d'application.

(8) Cf. PHILAO n° 23, p. 369. Le titre lao des Rois de Louang Phrabang s'énonçait ainsi : Somdet Phra Chao Lan Xang Hom Khao Nakhone Louang Phrabang, c'est-à-dire : "Maître absolu des existences au pays du Million d'Eléphants et du Parasol Blanc de Louang Phrabang". Cf. F. ICHE, Le statut politique et international du Laos français p. 159.

(9) II s'agit, selon toute vraisemblances du "Royaume du Ciel", c'est-à-dire du Céleste Empire, ou, en d'autres termes, de la Chine. La légende contient une grande part de vérité. Il ne fait aucun doute que les Laotiens, comme tous les Thaïs, sont originaires de la Chine, d'où ils ont émigré vers la péninsule indochinoise.
(10) Le principal d'entre eux étant le parasol blanc.
(11) Ce passage de la légende de Khoun Borom est extrait d'une version citée par Katay Don SASORITH.
(12) cf. J.L. DUTREIX, Essai de définition des timbres dits "Pathet Lao"
in PHILAO n° 1, p. 12-14, et revue PHILATELIE, n° 66 (juillet 1973), p.18
(13) Les timbres dits "du Haut-Laos" ne sont pas répertoriés par le catalogue Yvert et Tellier, mais ils le sont par le catalogue Michel, où ils sont regroupés sous le titre "Emissions du Pathet Lao". La numérotation se fait ainsi : n° 1 à 4 "Sur la plaine des Jarres" et n° 5 à 8 "Danseuses" (ou "Costumes traditionnels").
(14) Les timbres d'Indochine française à sujets lao ayant été émis par des autorités dont la compétence à ce sujet était reconnue par les traités internationaux et vu que ces timbres ont eu réellement cours au Laos, où ils ont connu un usage postal absolument normal, nous les considérons comme inséparables de la philatélie lao proprement dite.
(15) Cf. PHILAO n° 6, p. 87 et n° 13 p. 211
(16) Cf. PHILAO n° 6, p. 87
(17) Cf. PHILAO n° 6, p. 88
(18) Cf. PHILAO n° 8, p. 123
(19) Cf. PHILAO n° 13, p. 209
(20) Ce timbre, dessiné par A. PUYPLAT et émis en juillet 1907, fait partie de la série 'Femmes indochinoises".
(21) Dessiné par Marc LEGUAY et gravé par Jean PHEULPIN
(27) cf. G. CHEVREUX, Légendes du Laos ; Le Ramayana in PHILAO n° 9-10, p. 142-147
(22) Cf. PHILAO n° 8, p. 122
(29) Tout en ne portant pas les armoiries du Royaume , les timbres du Laos n° 44 à 50 symbolisent, eux aussi, ce nom. Les sept timbres de cette splendide série d'usage courant, qui ont été dessinés par CHAMNAN
PRISAYANE et gravés par Jean PHEULPIN, représentent tous des éléphants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


(24) C'est-à-dire "La cité de la rivière Dong, la cité du flamboyant".
(25) La capitale administrative était Vientiane.

BIBLIOGRAPHIE
F. ICHE, Le statut politique et international du Laos française Toulouse 1935,
J. NAUDOU, Le Bouddha. Paris, 1973.
C.F. PEDERSEN, The International Flag Book.in. Colour. Poole, 1977.
Katay D. SASORITH, Présence historique du Laos, in France-Asie, n° 118-119
p. 716-723.
WHITNEY SMITH, Les drapeaux à travers les âges et dans le monde entier. Paris, 1976.

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