Cet article a paru en Octobre 1976 dans le PHILAO n°19- Il est signé
Marc VAN UFFELEN--- Professeur-agrégé d'Histoire.--

SAYA SETTHATHIRAT
ROI du LAN XANG (1548-1571)


UNE PAGE D’HISTOIRE EVOQUEE PAR UN TIMBRE LAO


Les timbres-poste lao qui se réfèrent à l'histoire ancienne du LAOS sont relativement peu nombreux. Le n° Av 103 (1), paru le 30 Mars 1973, est de ceux là.

En effet, sur ce timbre on distingue au centre, ayant à sa droite l'emblème du Lions International (2) et à sa gauche le fanion du Lions'Club de Vientiane, un monument composé de la statue d'un homme assis, statue dressée sur un haut piédestal, l'arrière-plan du dessin étant formé par la silhouette du That Louang (3)
Le monument en question n'est autre que celui érigé à Vientiane en l'honneur du roi SAYA SETTHATHIRAT (4) et c'est l'histoire du règne de ce souverain laotien qui formera le sujet de cet article.
L'étude que nous soumettons aux lecteurs de PHILAO n'a pas la prétention d'apporter des éléments neufs, mais se borne à présenter une synthèse des recherches effectuées par différents historiens (5) qui ont étudié les anciennes chroniques laotiennes.

 


Le prince SETTHA, qui devait entrer dans l'histoire sous le nom de SAYA SETTHATHIRAT, naquit en 1506 (6). Son père était le roi P'OTHISARAT (le "Roi Bouddha futur"). Ce souverain, qui poussa la piété jusqu'à promulguer un édit interdisant le culte des p'i (7), assura également au LAN XANG (8) sa plus grande expansion territoriale. En 1546 il fit en effet valoir ses droits au trône du LAN NA (9), devenu vacant. Comme les prétendants locaux tardaient à se retirer en sa faveur, il envoya une forte armée, afin de briser les dernières résistances.

Cependant, quand le chef des bonzes offrit à P'OTHISARAT la couronne du LAN NA, il l'accepta non pour lui-même, mais pour son fils SETTHA, âgé alors de douze ans (1548) et se rendit ensuite à Xieng Mai pour, installer le jeune prince sur son trône. C'est au retour de ce voyage que, lors d'une chasse, le roi P'OTHISARAT fut victime d'une chute malencontreuse, qui devait lui coûter la vie.
Ce brusque décès entraîna des dissensions au LAN XANG. Les frères cadets de SETTHA, les princes THA HUEUA et VOLA VONGSA, mal conseillés, se partagèrent en effet le royaume, l'un prenant la partie Nord, l'autre la partie Sud. Ces circonstances critiques fournirent à SETTHA l'occasion de révéler la force de sa personnalité. Revenu en hâte à Muong Xua (10), il écarta rapidement ses deux jeunes frères et se fit couronner sous le nom de SAYA SETTHATHIRAT (le « Meilleur roi des rois », rétablissant ainsi du coup l'unité du LAN XANG, sur lequel il devait régner de 1548 à 1571 (11)
De Xieng Mai SETTHATHIRAT ne revenait pas seulement mûri par l'expérience du pouvoir, mais il ramenait également un véritable trésor, le P'ra Keo (12) ou le Bouddha dit d'Emeraude,

 

en fait constitué par un seul bloc de jaspe vert, qui devint un des palladiums de la dynastie et du royaume, l'autre étant le P'ra Bang
Le retour de SETTHATHIRAT au LAN XANG fut suivi d'une aggravation des divisions intestines au LAN NA. Car un ennemi veillait. En effet, la Birmanie, après avoir été disloquée par l'invasion mongole,s'était reconstituée vers 1544 et avait même annexé les Etats Shan. Son roi, BAYIN NAUNG (1551-1581),nourrissait de vastes ambitions, dont celle de réunir sous son sceptre tous les T'ai, aussi bien ceux du bassin du Ménam que ceux établis de part et d'autre du Mékong. Les difficultés du LAN NA devinrent ainsi le point de départ de l'intervention des Birmans dans l'histoire des peuples T'ai. Considérant le royaume d'AYUTHIA (13) comme plus faible que le LAN XANG, BAYIN NAUNG décida d'agir d'abord contre celui-là. A la faveur d'une campagne rapide, les Siamois furent écrasés et le roi de Birmanie regagna sa capitale, suivi d'une horde de captifs. Après quoi il jugea le moment opportun pour introniser à Xieng-Mai un souverain de son choix et qui lui serait tout dévoué, le roi MEKOU.
C'est alors que SETTHATHIRAT mesura toute l’étendue de l'erreur qu'il avait commise en se tenant à l'écart du conflit qui avait opposé les Siamois, frères de race des Laotiens, aux Birmans. Aussi, ne pouvant se résoudre à accepter MEKOU sur le trône qu'il avait lui-même occupé, SETTHATHIRAT décida, en dépit des réticences de ses conseillers, d'entreprendre une action armée pour chasser de Xieng -Mai celui qui, à ses yeux, n'était qu'un usurpateur.
Les Laotiens remportèrent une victoire facile sur les troupes de MEKOU, mais bientôt BAYIN NAUNG, surgissant à la tête d’une armée birmane entrait dans Xieng Mai , Après des tractations diplomatiques aux péripéties diverses, SETTHATHIRAT, comprenant que les Birmans disposaient de la suprématie militaire, se hâta de regagner Muong Xua. Aussitôt BAYIN NAUNG fit couronner définitivement MEKOU en tant que roi du LAN XANG et de plus, établit des postes de surveillance sur les frontières du LAN XANG et d'AYUTHIA.
Sur ces entrefaites, SETTHATHIRAT procéda à une analyse de la situation et sut en tirer les conclusions qui s'imposaient. Le danger venait de Birmanie et le LAN-XANG ne pouvait y faire face à lui seul, C’est pourquoi le roi SETTHATHIRAT prit l'initiative de proposer au roi d'AYUTHIA un traité d'alliance qui scellerait leur réconciliation et assurerait leur avenir.
Les Siamois ayant accepté avec empressement, les deux rois se rencontrèrent dans le courant de l’année 1560 et, entourés de leurs cours, ils se jurèrent mutuellement amitié et assistance. Voici un extrait de leur serment, texte que les événements des siècles qui suivirent allaient parfois cruellement démentir : "Que nos liens se prolongent de père, en fils jusqu'à nos petits et arrière-petits-enfants ; que les querelles soient inconnues entre nous et que la paix continue à régner jusqu’au jour où le soleil et la lune tomberont sur la surface de la terre. (14).
S’allier à un peuple frère était bien, encore fallait-il se trouver en permanence à sa proximité et en même temps se mettre à l 'abri de l’adversaire ; c 'est pour répondre à ces deux préoccupations que le roi SETTHATHIRAT décida en 1563 de fixer le siège de sa capitale Vientiane , quittant ainsi Muong Xua, qui prit alors le nom de Luang Prabang (15).A vrai dire le séjour du souverain du LAN-XANG à Vientiane n’était pas un fait absolument neuf : déjà le roi P'OTHISARAT,
père de SETTHATHIRAT, y avait résidé pendant de longues années, en raison de la situation centrale de la ville et de sa proximité,relative des royaumes d'AYUTHIA et d'ANNAM. Ce qui était neuf, c'était le caractère officiel et définitif du statut de capitale administrative conféré alors à Vientiane » caractère qui s'est maintenu jusqu'à nos jours (16).
II faut y ajouter que le roi SAYA SETTHATHIRAT se trouve être, plus que quiconque, à la base de l'essor de la ville. Car non seulement il entoura Vientiane de fortifications, maie surtout c'est lui qui édifia le Palais Royal (17), le Vat P'ra Keo (18) et le That Louang s'assurant ainsi une place de choix parmi ceux qui ont enrichi le patrimoine artistique de l'Extrême-Orient. ; -
Les événements prouvèrent bientôt que les initiatives diplomatiques et les dispositions stratégiques de SETTHATHIRAT avaient été judicieuses. Dès Novembre 1563, les pluies ayant cessé, BAYIN NAUNG reprit la guerre contre AYUTHIA. Son roi dut abdiquer et fut emmené en captivité.Le Conquérant birman lança ensuite ses lieutenants sur le LAN XANG. Sans plus attendre SETTHATHIRAT prit lui-même l’initiative et remporta quelques succès. Ils furent sans lendemain. Devant l’invasion massive des Birmans les Laotiens ne pouvaient que reculer et bientôt l'armée birmane se trouva sous les murs de Vientiane, qui fut assiégée et prise.Mais cette victoire n ' en était pas une. SETTHATHIRAT avait mis à profit le temps pendant lequel les généraux birmans délibéraient sur le meilleur moyen de prendre la ville, pour se retirer et entraîner avec lui l’élite de son armée; Le siège de Vientiane auquel il avait laissé se livrer son adversaire n'était qu'un piège.Quand les Birmans s'en aperçurent,, il leur fallut se mettre à la poursuite de l'armée laotienne, qu'ils atteignirent à la deuxième étape et parvinrent à défaire, mais une fois encore, sans résultat définitif. Fidèle à sa tactique, SETTHATHIRAT était parvenu à prendre du champ.
A la veille de la saison des pluies, les Birmans se retrouvèrent sans ravitaillement. Il ne leur restait plus qu'à remonter vers Vientiane. SETTHATHIRAT jugea alors son heure venue. Avec les éléments intacts de son armée, il harcela les Birmans par des actions de guérilla à un point tel que ceux-ci ne songèrent plus qu'à regagner en toute hâte la Birmanie.
Comme l'a très justement remarqué Lefèvre-Pontalis (20), « les efforts de (BAYIN NAUNG), malgré de beaux succès, étaient demeurés sans résultat. Il y eut des gens pour critiquer le roi du LAN XANG dans sa manière de faire la guerre mais celui-ci connaissait les ressources qu'offrait pour la défensive son vaste pays, couvert de forêts et très faiblement cultivé. En se dérobant constamment et en harcelant l'ennemi qui s’avançait trop loin, il faisait ce qu'ont fait, en des circonstances analogues, de très grands capitaines et c'eût été de sa part une grande imprudence de risquer en des batailles rangées le salut de la race T'ai ».
BAYIN NAUNG était cependant bien décidé à établir sa domination sur les T'ai. En 1568, il pensa une fois de plus qu'en s'attaquant d'abord à AYUTHIA la chose lui serait plus facile. La coalition entre AYUTHIA et le LAN XANG sembla un moment jouer à fond. Le souverain siamois fit appel à SETTHATHIRAT qui lui envoya aussitôt des troupes ; mais celles-ci tombèrent dans une embuscade et durent se replier. Changeant son fusil d'épaule, BAYIN NAUNG résolut alors de ne plus s'occuper des Siamois et d’attaquer d’abord les Laotiens. A marches forcées les troupes birmanes furent dirigées vers les rives du Mékong. Le but : Vientiane. Pour le LAN XANG, la deuxième invasion birmane venait de commencer.
Les Birmans traversèrent le fleuve sur un pont de radeaux, ce à quoi les Laotiens tentèrent en vain de s'opposer. BAYIN NAUNG vint en personne diriger le siège de Vientiane, avec l'intention arrêtée de vaincre maintenant une fois pour toutes l'insaisissable armée laotienne. Il ignorait que SETTHATHIRAT n'avait même pas attendu son arrivée pour se retirer à nouveau, ce qui n'empêcha nullement la ville de résister vaillamment

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Le temps passant, l'armée birmane se trouva aux prise, à l'approche de la saison des pluies, avec la famine et la maladie. Force lui fut bientôt de battre en retraite et, si grande que fût sa désillusion, elle pouvait s'estimer heureuse de ne pas être poursuivie. En fait, la tactique du roi SETTHATHIRAT avait tellement impressionné les Birmans, que pendant plusieurs années, ceux-ci abandonnèrent toute idée d'une nouvelle invasion du LAN XANG, qui sortait ainsi indemne d'une crise qui aurait pu lui être fatale.
Le danger extérieur écarté, SETTHATHIRAT songea à affermir son autorité sur les régions du Sud de son royaume, telles que ATTOPEU, SARAVANE et BASSAC. Mais les chefs Kha (21) de ces provinces avaient l'habitude de vivre dans une quasi-indépendance et l'un d’eux opposa une vive résistance.
Malade, déçu, SETTHATHIRAT voulut rentrer à Vientiane. Pendant le retour, il commit cependant un jour l'imprudence de s'éloigner de son camp. On ne devait plus le revoir et cette disparition, qui ne fut jamais élucidée, plongea l'armée laotienne dans le désarroi.
Le général SEN SOULINTHA prit alors le commandement des troupes mais à son arrivée à Vientiane, personne ne voulut accepter sa version des faits. Trois mois plus tard, par un coup d'état, il se rendit maître du pouvoir et se fit proclamer régent, ce qu'il devait rester jusqu'en 1575, avant de monter sur le trône de son pays et de régner avec le titre de roi pendant les deux dernières années de sa vie (1580-1582).
Le mystère même de la disparition de SETTHATHIRAT avait ajouté à sa gloire une auréole de légende. En 1579, le pays fut pendant un court moment soulevé d'espoir lorsque se répandit le bruit qu'il n'était pas mort et qu'il avait reparu dans la région d'Attopeu. En réalité, il s'agissait d'un imposteur qui cherchait à se rallier les mécontents. Il fut rapidement démasqué.
Glorieux et légendaire, le souvenir du roi SETTHATHIRAT devait le demeurer au pays lao. Après la Seconde Guerre Mondiale, à Vientiane; la rue Maréchal Foch fut rebaptisée et devint la rue Saya Setthathirat (22). Et sur l'esplanade du That Louang fut érigée la très belle statue (23), dont le dessin finement gravé (24) sur un timbre laotien nous a fourni 1'occasion de nous pencher sur une page particulièrement attachante de l'histoire lao.
Loin d'être un roi belliqueux, SETTHATHIRAT vivait en excellents termes avec la plupart des royaumes voisins : LAN NA, ANNAM et AYUTHIA dont il avait épousé des princesses.Il s'était également marié avec les filles de plusieurs de ses vassaux. De la Reine, il avait eu un fils, NO KEO KUMAN (« Germe de joyau »), qui devait régner pendant cinq ans, vers la fin du seizième siècle (1591-1596).
Excellent stratège, qui sut avec beaucoup d'habileté appliquer la tactique de la guérilla, les principaux mérites du roi SAYA SETTHATHIRAT demeurent d'avoir su maintenir l'indépendance du LAN-XANG et d'avoir apporté à celui-ci les inestimables réalisations artistiques que sont le Vat P’ra Keo et le That Louang de Vientiane, qui sont encore la fierté du LAOS d'aujourd'hui.

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Marc VAN UFFELEN--- Professeur-agrégé d'Histoire.--


NOTES DE RENVOI.

(1) Le n° Av 103 a été émis en même temps que les n° Postes 254 et 255 en l'honneur du Lions International. Les références sont celles du catalogue Yvert et Tellier.
(2) LIONS International : pour " Liberty , Intelligence,Our Nation ' s Savety " (Liberté et intelligence, sauvegarde, de notre nation).
(3) Cf. PHILAO n° 17, p. 270-273
(4) Pour l'orthographe des mots et noms propres laotiens, nous avons pris comme base les règles proposées par P. LEVY dans son « Histoire du Laos » (Paris. 1974).
(5) Des nombreux ouvrages que nous avons consultés, nous voulons citer tout spécialement, outre le petit livre de P. LEVY :
- P. LE BOULANGER, Histoire du Laos français (Paris, 1931 4e éd.) ainsi que
- MAHA SILA VIRAVONG, History of Laos (Washington, 1964).
(6)Les dates que nous donnons sont presque toujours celles proposées par P. LE BOULANGER, qui a comparé les Annales laotiennes à celles du Cambodge, de la Thaïlande et de l'Annam,
(7) Les p'i sont les génies protecteurs. Il y a un p’i pour chaque collectivité villageoise, chaque unité familiale, chaque lieu, et
ainsi de suite» On l'invoque selon les circonstances et les saisons. Ce culte, qui relève de l'animisme, est resté très vivace au Laos Jusqu'à nos jours. Cf. P. LEVY, op. Cit.
(8) Ancien nom du LAOS. Il signifie "Million d’éléphants".
(9) Le LAN NA ("Million de rizières") était situé à l'Ouest du LAN XANG, sur une partie du territoire de l’actuelle Thaïlande. Sa capitale était Xieng Mai. Il est à noter que les Thaïlandais de race lao sont actuellement fort nombreux, près de cinq millions.
(10) Ancien nom de Luang Prabang. Cf. PHILAO n° 5, p. 67-70.
(11) Quelques auteurs font commencer le règne du roi SETTHATHIRAT en 1559.
(12) Depuis 1778, le bouddha d'Emeraude est la propriété des rois du Siam (Thaïlande). Près de l'autel du Vat P'ra Keo (1785) de Bangkok. où elle repose aujourd'hui, se dressent des arbres en or et en argent,dons des rois du Laos et du Cambodge.
(13) Ayuthia (ou Ayutthaya» en sanscrit Ayudya) : capitale du royaume connu de l'Occident sous le nom de Siam (ou syam) de 1350 à 1767.
(14) Cité par P. LEFEVRE-PONTALIS dans son article La lutte des Thaïs contre les Birmans au seizième siècle, in Revue indochinoise, 1914, t. XXIIf n° 7-8.
(15) "La (ville) capitale du Saint (Bouddha d'Or) fin". Cf. Ph. DRILLIEN, Etude sur Luang Prabang. ses légendes et ses monuments in Philao n° 5 p. 67.

(16) Après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'en 1975, le LAOS unifié eut deux capitales, l'une administrative, Vientiane, l'autre royale» Luang Prabang.
(17) Détruit lors des guerres du 18e et du 19e siècle, il n'est pas parvenu jusqu'à nous. On en trouve des descriptions enthousiastes dans les premières relations de voyage écrites par des Européens sur le Laos, celles de Gerrit VAN WUYSTHOFF et du Père DE MARIN
(18) Le Vat P'ra Keo de Vientiane, conçu comme temple du Palais Royal, a été transformé, après sa restauration, en musée. Il est illustré par plusieurs très beaux timbres du LAOS, : n° Av 1 (vue d'ensemble),
n°Postes 232 , n° 143 et 144 et un de Birmanie (n° 72)


(20) Dans l'article mentionné plus haut.
(21) Kha : Indonésiens aux parlers môn-khmer, ils sont les descendants des plus anciens occupants du pays des lao et ont été refoulés vers
les régions accidentées et forestières par ceux-ci, qui les désignaient sous le nom générique de Kha ("esclaves" ou sauvages). Actuellement on les appelle plus volontiers Lao Theng. '
(22) E. PERAZIC, Little Laos, in thé National Géographie, vol 117, n° 1
(23) On en trouve une photo en couleurs dans le Million, n° 131 (du 14 septembre 1971), p. 12,
(24) Ce timbre, a été dessiné par Ky Phungchaleun et gravé par Larrivière.